Soirée “Portes Ouvertes” de l’école Mana, le mardi 8 octobre à 18h30

Lors de la soirée “Portes Ouvertes”, vous pourrez rencontrer notre équipe pédagogique et certains parents d’élèves qui vivent cette aventure humaine autour de l’accompagnement des enfants… Ce sera pour vous l’occasion de poser les questions sur le quotidien, la pédagogie, la démarche contributive…

Suite à celle-ci, vous pourrez venir observer pendant une heure notre école en fonctionnement et enfin nous vous offrons un rendez-vous personnalisé pour répondre à vos questionnements.

Retrouvez les détails de ces soirées “Portes Ouvertes” dans la partie agenda de notre site internet : https://www.maison-des-apprentissages-naturels.org/mana/agenda/

Article paru dans le Parisien 94

Ouverte il y a trois ans à Fontenay, la Maison des apprentissages naturels met en pratique des pédagogies alternatives pour ses cinq élèves de 4 à 9 ans.

Dès la porte entre-baillée, l’odeur de salle de classe vous saisit. Un mélange de peinture à l’eau, de feutre et de papier. Mais la maison des apprentissages naturels (Mana) n’est pas une école comme les autres. Ici, les élèves ne sont que cinq. Des banquettes basses remplacent les bureaux d’écolier, et Albin, le maître est au centre. Assis à la même hauteur que les enfants. Tout le monde y va de son initiative dans une ambiance calme et sereine.

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Article paru dans le 94 citoyens

Mana, une école du troisième type à Fontenay-sous-Bois

Laisser les enfants entièrement libres de ce qu’ils vont apprendre, tel est le principe pédagogique des écoles du troisième type (dans la même veine que les écoles démocratiques ou Sudbury), associé à une gouvernance de l’institution en auto-gestion. A Fontenay-sous-Bois, l’école Mana (Maison des Apprentissages Naturels) creuse ce sillon depuis maintenant trois ans dans la rue Parmentier. Echange avec sa créatrice, Cécile Priou.

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Vidéo de présentation de la pédagogie de l’école Mana

Voici la vidéo de présentation de la pédagogie de l’école Mana (classe unique de 3 à 11 ans), elle-même issue de la démarche troisième type de Bernard Collot et de la méthode naturelle selon Paul Le Bohec. Découvrez le quotidien riche et foisonnant des enfants! Pour plus d’informations, venez nous rencontrer à nos prochaines soirées portes ouvertes ( vous pouvez cliquer ICI).

Merci à tous ceux qui ont contribué à cette présentation : 

Damienne Caron : image et montage

Yérri-Gaspar Hummel : musique

Léopoldine Hummel : flûte et accordéon

Elisa Nicolle : animation du logo

Superbe témoignage de Bernard Collot!

Exceptionnel : La Maison des Apprentissages Naturels (Fontenay sous Bois)

J’étais à la Maison des apprentissages naturels de Fontenay sous Bois en novembre (MANA)… et il y a eu l’explosion des Gilets jaunes à laquelle il m’était impossible de ne pas y être sensible !

Pourtant cela avait été un moment de pur bonheur, la découverte de la réalisation d’un impossible malgré toutes les difficultés qu’impose un État aussi aveugle sur ce qu’il fait vivre aux enfants que sur ce qu’il fait vivre à une majorité de citoyens.

Cela fait des années que Cécile Priou travaille avec un acharnement incroyable à la réalisation de la Maison des apprentissages naturels. Finalement elle a réussi à obtenir il y a deux ans le prêt d’une salle par la mairie de Fontenay.

C’est là que Cécile, Albin Thévenot et des parents ont réalisé ce qui pour moi était irréalisable : cette salle de 35 m2 seulement doit être libérée et rendue vide deux fois par semaine pour qu’en dispose une association théâtrale pour ses répétitions !!!! Vous imaginez ? Dans toutes les écoles où sont privilégiés les apprentissages informels, la disposition et l’aménagement de l’espace est fondamental pour que se réalisent les projets personnels ou collectifs de toute sorte, pour provoquer des projets de toute sorte, pour qu’ils puissent se prolonger éventuellement au cours des journées, pour qu’il y ait divers coins…

C’est avec l’idée d’une amie de Cécile qu’a été réalisé un véritable tour de force : en s’inspirant des malles mobiles utilisées autrefois dans les paquebots pour que les dames emmènent leur garde-robe dans leurs cabines, ils ont construit un ensemble mobile qui ouvert sert aussi bien d’étagères que de cloisonnements pour créer des espaces particuliers, des recoins… mais qui peut se refermer et aller se plaquer contre le mur. Il faut alors que tout soit minutieusement pensé, que soit prévu la place de chaque chose, pour être fonctionnel. Et pour avoir vu les enfants y vivre, tout est fonctionnel.

Deux fois par semaine, on croirait voir le chapiteau d’un cirque disparaître le soir et réapparaître le lendemain identique, en 20 minutes seulement tant toutes les opérations à effectuer par Cécile et Albin ont été soigneusement étudiées. Vous imaginez aussi la dépense d’énergie que cela demande après des journées intenses.

Je ne pense pas que la troupe de théâtre qui vient répéter dans une salle vide, en se plaignant parfois qu’elle a été raccourcie de quelques mètres carrés sur le mur du fond, imagine ce qu’elle était chaque fois avant leur venue pour des enfants y vivant eux toute la journée. Le sachant, peut-être chercherait-elle une autre salle ! Voir les photos sous le billet

Un avantage cependant : la salle donne sur un petit square public mais fermé, avec des arbres, des bambous où les enfants peuvent même se réfugier !

Pendant la journée passée avec eux j’ai retrouvé la liberté, la tranquillité, l’inventivité, l’écoute, l’autonomie, le plaisir de ce groupe d’enfants de 3 à 9 ans que l’on voudrait pour tous les enfants.

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est l’équipe que forment Cécile et Albin. Impressionné par leur parfaite complémentarité voire complicité. On sait que le plus difficile à réaliser est l’harmonie entre des personnes différentes ayant à agir et à évoluer (remises en question) conjointement, non par rapport à des principes mais par rapport au milieu vivant (enfant et enfants) qu’ils ont à comprendre et à aider. On sait la difficulté de se partager les domaines d’action tout en pouvant interférer à un moment ou à un autre dans le domaine de l’autre. Albin est plus directement avec les enfants, Cécile plus dans la lourde gestion de l’école, dans les relations avec les parents, dans la gestion directe des problèmes individuels (elle a une très grande expérience de la gestion des émotions).

Impressionné aussi par leurs remises en question permanente que j’ai même pu constater au cours de la journée. La remise en question est bien le fondement de tout processus évolutif. Mais elle est souvent déstabilisatrice voire source d’inquiétudes aussi bien pour ceux qui se remettent en question que pour les enfants, que pour les parents. Cécile et Albin pratiquent l’art de la remise en question sur le terrain ! Elle nécessite la capacité d’agir en ayant en même temps un léger recul sur l’action qui fait que, par petites touches, la perception des faits et l’action suivante seront différentes. Les transformations se font ainsi dans un continuum qui ne brise ni le continuum des enfants, ni le continuum du groupe. Elle nécessite aussi une immense empathie pour que les remises en question de l’un fusionnent avec les remises en question de l’autre. Je m’explique ainsi le constat que j’ai pu faire : dans les conditions les plus difficiles de tout ce que j’ai pu visiter, ils sont arrivés en à peine un an à amener un groupe d’enfants à un degré de liberté, de tranquillité, de confiance, de créativité parmi les plus exceptionnels qu’il m’a été donné de constater.

J’ai encore été impressionné, le soir, par leur présentation de MANA à un public. D’habitude lorsqu’on présente une école pour obtenir de nouveaux inscrits on enjolive un peu le tableau. La présentation faite par Cécile et Albin était au contraire d’une étonnante lucidité et d’une étonnante honnêteté. J’ai vraiment admiré la tranquillité et la précision avec lesquelles ils répondaient aux nombreuses questions, nombreuses justement parce que rien n’était occulté. Manifestement nous avions affaire à deux grands professionnels et non pas à deux grands experts ou deux grands idéologues. J’ai rarement été aussi attentif à une présentation que ce soir et je crois que je n’étais pas le seuL

Cette fois ce ne sont pas les enfants qui m’ont donné une leçon, ce sont ces deux personnes !

Fontenay sous Bois, à un  quart d’heure du centre de Paris, est une ville qui a un incroyable cachet provincial. Comment est-il possible qu’il ne soit pas possible d’y offrir à MANA des locaux dignes d’accueillir des enfants ? MANA est un véritable laboratoire éducatif que ne peut pas se permettre l’Education nationale mais dont pourrait s’enorgueillir Fontenay sous Bois comme toute ville peut se parer des innovations sociales, entrepreneuriales, éducatives… qu’elle permet.

 Habitants de Fontenay, municipalité de Fontenay, vous avez la chance d’avoir MANA, vous allez bien lui trouver les locaux dont elle a cruellement besoin pour continuer !

 

MANA pendant la journée

 

 

 

MANA chaque mardi soir et chaque vendredi soir

 

http://education3.canalblog.com/archives/2018/12/20/36955813.html?fbclid=IwAR1LhcVmqBAT48p6JafwKR-duoxE7LtWXgFK1zQYIiXEKWjjtCXOWgUXa0U